Osaka, c'est le Japon cravate desserrée — plus bruyant, moins cher, moins poli. Le dialecte (Osaka-ben) est plus rapide, plus direct ; la comédie (manzai) est slapstick ; la nourriture est frite, grillée ou en train de grésiller sur une plaque devant vous. Vous mangez de l'okonomiyaki à un comptoir, spatule en main, le chef guidant votre retournement, et la pièce sent le chou, la bonite et le fer chaud.
- Dotonbori à 21 heures : canyon de néon, pinces de crabes mécaniques qui s'agitent, vapeur de takoyaki, le bonhomme Glico qui court illuminé au-dessus du canal
- Le marché de Kuromon en milieu de matinée — brochette de wagyu chalumée dans une main, nigiri de ventre de thon dans l'autre, les deux dévorés debout avant même d'avoir payé
- « Osaka se fait en excursion depuis Kyoto. » Vous pourriez — mais vous rateriez les ruelles d'izakaya de Tenma, le château au lever du soleil, et le dernier train du soir rempli de salarymen chantant de l'enka.